Un VTC n’est pas un taxi, et la différence n’est pas commerciale : elle est dans la loi. Le taxi peut être hélé dans la rue et stationner en attente sur une borne réservée — c’est son monopole, et c’est ce qui justifie son compteur. Le VTC, lui, ne peut faire ni l’un ni l’autre. Il ne travaille que sur réservation préalable, et le prix doit être convenu avant le départ.
Autrement dit, tout ce que ce site présente comme un choix de service — la réservation à l’avance, le prix annoncé avant de monter, l’absence de compteur — est d’abord une obligation. Ce n’est pas moins vrai pour autant : c’est ce qui fait qu’un retard de vol ou un embouteillage ne change rien à ce que vous payez, puisque le montant a été arrêté avant que la voiture démarre.
Le métier suppose une inscription au registre des exploitants, une carte professionnelle délivrée après examen, une assurance de responsabilité civile professionnelle et un véhicule conforme aux critères réglementaires. Les identifiants de l’entreprise sont publiés ci-dessus et sur la page des mentions légales : ils se vérifient en une minute sur les registres publics.
Une précision utile, parce qu’elle prête à confusion sur la fiche d’immatriculation : le code d’activité 4932Z s’intitule « transports de voyageurs par taxis ». C’est un code statistique de l’INSEE, qui n’en prévoit pas de distinct pour les voitures de tourisme avec chauffeur — les deux professions y sont rangées ensemble. Il ne dit rien du statut réel de l’entreprise, qui n’est pas titulaire d’une autorisation de stationnement.