Le trajet se lit en deux temps. D’abord soixante kilomètres d’A61 vers l’est, entre les premières pentes des Corbières et le Minervois — Trèbes, Lézignan-Corbières, puis la descente sur la plaine narbonnaise. Ensuite l’A9, plein sud : les étangs, le massif de la Clape sur la gauche, Sigean, Port-la-Nouvelle, et l’entrée dans les Pyrénées-Orientales aux Corbières maritimes.
Une heure et quart en conditions normales. Deux moments font exception, et nous les intégrons à l’horaire plutôt que de les découvrir en route : les samedis de juillet et d’août, où l’A9 porte le trafic de transit vers l’Espagne en même temps que les changements de location du littoral ; et les jours de tramontane forte, où la voie de gauche se conduit autrement — c’est un vent qui souffle en rafales et qui déporte, pas une brise.
Un mot sur le véhicule, puisque la question revient : notre Tesla est classée Crit’Air 0. Aucune zone à faibles émissions, présente ou à venir, ne la concerne — ni à Perpignan, ni à Toulouse, ni ailleurs sur la route. Vous n’avez ni vignette à vérifier ni périmètre à mémoriser.