Le trajet se coupe en deux moitiés presque égales, et elles n’obéissent pas aux mêmes règles. Côté français, cent quatre-vingts kilomètres d’autoroute concédée : l’A61 de Carcassonne à Narbonne, puis l’A9 jusqu’au Boulou. Tout y est payant, au tarif du concessionnaire, et c’est nous qui l’avançons.
Côté espagnol, plus rien. La concession de l’AP-7 a expiré le 31 août 2021 : depuis le lendemain, l’autoroute qui part de La Jonquera, longe la Costa Brava, contourne Gérone et descend sur Barcelone est gratuite — près de cinq cents kilomètres rendus d’un coup à la circulation libre, ce jour-là, avec l’AP-2. Les barrières sont restées en place, levées, et l’on passe dessous sans ralentir.
Ce que cela veut dire pour vous : le poste de péage de La Jonquera, qui était le point de passage obligé des vacanciers pendant cinquante ans, ne prélève plus rien. Et la question qui reste — combien coûte vraiment la descente en voiture personnelle — se réduit à trois lignes : le péage français, l’énergie, et le stationnement à l’arrivée, qui est de loin le plus cher des trois dans une ville où les places de rue se comptent.
Notre forfait couvre les deux premières et supprime la troisième : la voiture repart, elle ne se gare pas. C’est aussi vrai au retour, où l’on récupère à l’heure d’atterrissage et non à l’heure d’ouverture d’un parking.